Le mulet et la mule sont le produit des amours d'un âne et d'une jument. Très prisé pour cumuler les qualités des deux espèces (il est plus fort que l'âne et plus robuste que le cheval), le mulet a fait l'objet d'une production délibérée à partir de juments particulièrement réceptives à cette hybridation : les mulassières. L'armée était la meilleure cliente de la mulasserie car le train n'utilisait pratiquement que des mules et mulets pour tirer canons et charrettes d'intendance.

Pas du tout recherché, car source de malheureux accidents pour cause de disproportion entre le foetus et la mère, le croisement d'un cheval et d'une ânesse s'appelle le bardot. On a rarement l'occasion d'en voir, car beaucoup ne sont pas viables.

Il n'est pas toujours facile de reconnaître l'un de l'autre, ni l'un et l'autre du cheval.

La taille des oreilles comme la disposition des poils de la queue sont des critères aléatoires, tout dépendant de ce que le petit aura pris chez son père et sa mère. Mulet à petites oreilles et à queue de cheval sont fréquents.

Mais il y a une chose que le mulet hérite toujours de son père, c'est le cri : le mulet parle toujours la langue de son  papa. Si ça hennit, c'est à coup sûr un cheval (ou un bardot, mais c'est rare, nous l'avons-dit) ; si en revanche vous croisez un jour un cheval qui brait, ne courez pas vous acheter des cotons-tiges, c'est tout simplement un mulet.

Et, comme aurait pu dire un garde-champêtre, qu'on se le braie !!!